Notes 1-167

NOTES

1. Cette étude est le fruit de 20 années de recherches sur Jules Hardouin-Mansart et sa descendance, à travers ses petits fils, Mansart de Jouy et surtout Mansart de Sagonne. Recherches entamées en 1988 dans une maîtrise soutenue en 1989 à Paris-IV, sous la direction d’Antoine Schnapper et de Claude Mignot, à une époque où le sujet Mansart était quelque peu tombé en désuétude et où les derniers membres de la dynastie ne soulevaient guère d’intérêt. Ces recherches furent poursuivies dans un D.E.A. à Paris-IV en 1993-1994 et, à compter de 1996, parachevées dans une thèse soutenue en juin 2004 à Paris-I Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Daniel Rabreau : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne, dernier des Mansart (1711-1778) (3 tomes).

2. On a dit de Nicolas Bodin qu'il était aussi trésorier des gardes suisses (B.N.F., Ms., N.A.F. 11 642, fol. 657; P.O. 1480, n° 33 536, Hardouin, fol 2 v° et 4 r°). Il avait pour armes : "De gueules à deux chevrons d'argent chargés de cinq mouchetures d'hermine, accompagnés de deux lions d'or affrontés en chef, et d'un lion de même en pointe, les lions armés et lampassés" (cf. L. Roubet : "Une visite à Sagonne", Revue du centre mensuel, 5e année, t. V, 1883, p. 432). Anne Bodin était née en août 1646 (ibid et cf. Mercure de France, octobre 1738, p. 2293). Sur le mariage d’Hardouin-Mansart, cf. :

- A.N., M.C., CV, 1087 : Inventaire de Jules Hardouin-Mansart du 6 juin 1708, cote 73 des papiers ; et A.N.,M.C., XXVIII, 255 : Inventaire d'Anne Bodin du 9 septembre 1738, cote 131 des papiers.

- B.N.F., 4° Fm 10 573, pp. 1-2.

- A. Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, 1867, p. 833.

- E. Lebrun : Une petite ville bourbonnaise : Le Veurdre, s. l., 1913, p. 142.

- L. Meister : Les origines beauvaisines et la descendance de Jules Hardouin-Mansart, Beauvais, 1925, p. 16.

- B. Jestaz : Jules Hardouin-Mansart, t. I, Paris, 2008, p. 56.

- Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), ouvrage collectif sous la direction d’Alexandre Gady, Paris, 2010, pp. 14 et 33. Robert de Cotte avait épousé, le 23 août 1682, par contrat passé devant Me De Beauvais, la sœur d'Anne, Catherine. Il était ainsi devenu le beau-frère de Jules Hardouin-Mansart (cf. notamment Fr. Fossier : Les dessins du fonds Robert de Cotte de la B.N.F., Paris et Rome, 1997, pp. 47-48).

3. Cf. A. Jal, ibid. ; E. Lebrun, ibid., pp. 143-144 ; abbé Meister, ibid, pp. 16-17 ; B. Jestaz, ibid ; B.N.F., Ms., N.A.F. 11 642, fol. 658-659, et P.O. 1480, n° 33 536, fol. 4 et 5. Une généalogie (erronée) des Mansart a été publiée dans :

- L. Hautecoeur : Histoire de l'architecture classique en France, t. II, Paris, 1950, p. 875.

- A. Braham - P. Smith : François Mansart, t. I, Londres, 1973, p. 190.

- J.-P. Babelon - Cl. Mignot : François Mansart, le génie de l'architecture, Paris, 1998, p. 290.

On trouvera la vraie généalogie des Mansart à la fin de cet article et dans Gady, supra note 2, pp. 570 - 571.

4. On l'a souvent confondue avec son aînée, Catherine-Henriette. Cf. notamment :

- A. Jal, ibid.

- F. de Saint-Simon : La place Vendôme, Paris, 1982, p. 213.

- Duc de Saint-Simon : Mémoires et additions au Journal de Dangeau, éd. La Pléiade, Paris, t.V, 1985, p. 1186, note 9 et t. VI, 1986, p. 1286, note 5.

- B. Pons : De Paris à Versailles, Strasbourg, 1985, p. 191.

5. Contrairement à ce que prétend l'auteur anonyme de la brève notice sur le comte de Sagonne (B.N.F., Ms., P.O. 1480, n° 33 536, fol. 3), il n'a pas été baptisé à Versailles, le 16 février 1678, puisque son nom ne figure pas sur le registre de la paroisse Saint-Julien, unique paroisse de la ville à cette époque (A.D.Y., 5 Mi 146 ter). Il ne peut donc s'agir que de celle de Saint-Paul à Paris, quoique Jal déclare ne pas avoir vu son baptistaire (supra note 2) !

6. A.N., M.C., XX, 382.

7. Ibid. Cf. L-P. d'Hozier-A.-M. d'Hozier de Séricourt : Armorial général ou registre de la noblesse de France, IVe registre, Paris, 1752, pp. 83-85, rééd. 1970 ; E. Lebrun, supra note 2, p.143 ; et Th. Claeys : Dictionnaire biographique des financiers au XVIIIe siècle, t. II, Paris, 2009, pp. 108-110.

8. Sur les jalousies suscitées par cette charge, cf. infra note 17.

9. Commune de Vert-le-Petit. Sur Lebas, cf. supra notes 3 et 7. Cf. également :

- Abbé Cl.-Fr. Lambert : Histoire littéraire du règne de Louis XIV, t. III, Paris, 1751, p. 122.

- H. Thirion : La vie privée des financiers au XVIIIe siècle, Paris, 1895, pp. 58-59.

- M. Dumolin : "La place Vendôme", Procès-verbaux de la commission municipale du Vieux-Paris, annexe du procès-verbal du 26 mars 1927, Paris, 1931, p. 37.

10. Cf. infra.

11. A ce propos, cf. Fr. Bluche : Les magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle, Paris, 1986 et Y. Durand : Les fermiers généraux au XVIIIe siècle, Paris, 1971, rééd. 1996.

12. Cf. infra.

13. Cf. E. Olivier – G. Hermal – R. de Roton : Manuel de l'amateur de reliures armoriées françaises, t. XIX, Paris, 1928, pl. 1896 ; H. Jougla de Morenas : Grand armorial de France, t. IV, Paris, 1939, p. 435 ; et supra note 7.

14. Lettres enregistrées à la Chambre des comptes, le 17 mars 1683, et au Bureau des finances, le 28 septembre 1688 (E. Olivier (…), ibid, t. XIII, Paris, 1928, pl. 1258 et H. Jougla, ibid, p. 274). Cf. également :

- Fr.-A. de La Chesnaye-Desbois : Dictionnaire de la noblesse, t. XIII, Paris, 1868, rééd. 1980 (t. VII), p. 130.

- J.-J. Guiffrey : "Lettres de noblesse accordées aux artistes en France aux XVIIe et XVIIIe siècles (…)", Revue historique, nobiliaire et biographique, t. X, 1873, pp. 6-7.

- Abbé Meister, supra note 2, pp. 8-10.

- H. Petitjean de Maransange : Dictionnaire historique, généalogique et héraldique des anciennes familles du Berry, t. II, Bourges, 1926, p. 98 et pl. XXIII.

A.N., O1 26, fol. 411 v°- 413 v° ; X1 a 8676, fol. 447v° ; Z 6015, fol. 88v° ; et id., M.C., XXVIII, 257 : Dépôt de lettres de noblesse du 15 février 1739 par le comte de Sagonne (minute en réserve) ; B.N.F., Ms., Dossiers bleus 348, n° 8951 ; Nouveau d'Hozier 182, n° 3980, et 223, n° 5039. Ces armes ont été retrouvées sur les plaques de cheminées demeurées in situ du château de Sagonne, dont certaines sont conservées au musée municipal de Bourges. Les lettres de noblesse d’Hardouin-Mansart portaient à la fin les termes suivants et déterminants pour la suite des évènements : "Pour ces causes et autres à ce nous mouvons, avons ledit sieur Hardouin-Mansart, et ses enfants nays et à naistre en loyal mariage, annoblis et annoblissons par ces présentes signées de notre main, (…)". Par édit d'août 1715, tous les anoblissements accordés depuis janvier 1689 moyennant finance furent révoqués. Mais cette révocation ne concernait pas ceux qui, comme les Mansart, les Gabriel ou les De Cotte, furent anoblis en considération des services rendus au roi (cf. J.-J. Guiffrey, ibid, pp. 12-15).

15. Ibid.

16. Cf. Fr. Bluche, supra note 11, p. 151.

17. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. V, p.1602, note 14 ; Th. Claeys, supra note 7, pp. 109-110 ; et M. Dumolin,

supra note 9.

18. Cf. F. de Saint-Simon, supra note 4, p. 213 et Saint-Simon, ibid, t. II, Paris, 1983, pp. 359 et 1346, note 1 ; t. V, Paris, 1985, pp. 806-807 et 1602, note 14 ; et t. VIII, Paris, 1988, pp. 661-662 et 1076, note 1.

19. Ibid.

20. Cf. supra note 6.

21. Ibid et B.N.F., 4° Fm 10 573, p. 3 ; 4° Fm 10 574, p. 7 ; Ms., Joly de Fleury 2016, fol. 145 et Dossier bleu 348, Hardouin, cote 64 de l'inventaire de Jules Hardouin-Mansart. Cf. également B. Jestaz, supra note 2, t. I, p. 56 et A. Gady, supra note 2, p. 35.

22. Ibid. Maison bâtie en 1685 par Hardouin-Mansart, située au n° 37 de l'actuelle rue Carnot (cf. J. Lagny : Versailles, ses rues. Le quartier Notre-Dame, Versailles, 1992, p. 30 et Gady, ibid. et p. 384).

23. Ibid.

24. A.N., M.C., XXVIII, 255 : Inventaire du 9 septembre 1738.

25. Le château forme actuellement le lycée Michelet. Cf. :

- P. Bourget – G. Cattaui : Jules Hardouin-Mansart, Paris, 1960, pp. 17 et 145.

- Vanves du Moyen-Âge à nos jours par la Commission municipale d'histoire locale, Vanves, 1982.

- G. Poisson : Dictionnaire des monuments d'Ile-de-France, Paris, 1999, p. 812.

- A. Gady, supra note 2, pp. 350-352.

26. Cf. :

- A. de Boislisle : La place des Victoires et la place Vendôme. Notice historique sur les monuments élevés à la gloire de Louis XIV, Paris, 1889, pp. 187-188.

- G. Cain : La place Vendôme, Paris, 1908.

- M. Dumolin, supra note 9, pp. 139-140.

- F. de Saint-Simon, supra note 4, pp. 213-225.

- B. Pons : Grands décors français, Dijon, 1995, pp. 174-184.

- B Jestaz, supra note 2, t. I, p. 363.

- A. Gady, supra note 2, pp. 421-422.

27. Cf. mon article “Le château d’Hardouin-Mansart à Sagonne”, Cahiers d’archéologie et d’histoire du Berry,

n° 117, mars 2009, p. 25.

28. Cf. Mercure de France, avril 1748, p. 212 et A.N., M.C., LXXXIX, 59 : Inventaire du 24 avril 1748. Contrairement à ce que prétend E. Lebrun (supra note 2, p. 143), Lebas de Montargis n'est pas décédé en mars 1744 dans sa terre du Bouchet-Valgrand (Essonne). La date donnée par le Mercure est en effet exacte, puisqu'il ne figure pas aux côtés de ses frères et sœurs, lors de l'inventaire de François-César Lebas, ancien trésorier provincial des troupes d'Alsace, leur frère, dressé le 16 décembre 1741 (A.N., M.C., CXVII, 441). Lebas était représenté par sa fille, la marquise d'Arpajon, héritière du défunt, son oncle, à la succession duquel elle renoncera le 31 mars 1742 (ibid, CXVII, 442). Th. Claeys situe cependant sa mort au 25 mars 1741 en sa terre du Bouchet, donnant également pour inventaire celui de son frère susdit (?) (supra note 7, p. 108, note 4). Le décès de Claude Lebas de Montargis demeure d'autant plus mystérieux qu'il n'a été dressé aucun état des papiers, tant dans l'inventaire de sa femme (cf. supra) que dans celui de sa fille (A.N., M.C., XXIII, 693 : Inventaire du 29 décembre 1767). Ceci nous aurait permis de retrouver plus aisément son inventaire après décès. Celui-ci ne figure sur aucun des répertoires des études notariales qu'on lui connaît, et notamment ceux de Me Langlard, notaire à Paris, chez qui sa veuve avait déposé son testament, le 15 mai 1747 (A.N., M.C., LXXIX, 56). L'inventaire de cette dernière fut dressé à la requête de sa fille unique, représentée par l'intendant de la défunte, Louis Bertrand, et de son exécuteur testamentaire, Charles-Claude Renouard, chevalier seigneur du Buisson, conseiller du roi en ses conseils, président de la cour des aides, conseiller honoraire au Parlement, et grand bailli d'épée des bailliages de Melun et Morette (cf. supra). Contrairement à ce que prétend Br. Pons, Catherine-Henriette ne s'était nullement retirée à ce moment à l'abbaye de Montmartre (supra note 26, p. 425, note 197).

29. A.N., M.C., CXIII, 259. Ce contrat de mariage est porté à la cote 1 de leur inventaire respectif (cf. infra). Sur le président Hénault, cf. :

- Baron de Vigan : Mémoires du président Hénault de l'Académie française, Paris, 1855.

- Fr.-A. de La Chesnaye-Desbois,, supra note 14, t. X, Paris, 1866, rééd. 1980 (t. V), pp. 536-537.

- H. Lion : Un magistrat homme de lettres au XVIIIe siècle. Le président Hénault (1685-1770) (…), Paris, 1903.

- A. Wattine : Magistrats célèbres du XVIIIe siècle, Paris, 1941, pp. 81-103.

- L. Meister, supra note 2, p. 17.

- Fr. Bluche : "L'origine des magistrats du Parlement de Paris au XVIIIe siècle", B.S.H.P.I.F., t. V-VI, 1953-1954, p. 211-212.

- Dictionnaire de biographie française, t. 17, Paris, 1989, pp. 894-895.

On trouvera de nombreuses allusions au président Hénault chez les mémorialistes du temps, tels Madame du Deffant ou le marquis d'Argenson.

30. Cf. Fr. Bluche, ibid et Dictionnaire (…), ibid.

31. Cf. H. Jougla de Morenas, supra note 13, t. IV, p. 292, n° 19 302.

32. Cf. M. Cousin : Souvenirs de la marquise de Créquy de 1710 à 1802, t. IV, Bruxelles, 1835, pp. 119-120.

33. Cf. infra.

34. Cf. Abbé Meister, supra note 2, p.17 ; Fr. Bluche, supra note 11, p. 108 ; et supra note 29.

35. Cf. Fr. Bluche, supra note 11, p. 176.

36. Cf. Fr. Bluche, supra note 11,, p.108. Il possédait à Paris trois maisons à loyer, rue de Richelieu, les actuels n° 42, 44 et 48 (ibid, p. 134 et cf. J. Hillairet : La rue de Richelieu, Paris, 1966, p.141). Cette dernière resta sa propriété jusqu'à sa mort en 1770. Elle était mitoyenne du n° 50 dont Mansart de Sagonne avait acquis le huitième et qu’il rebâtit en 1738 pour Madame Poisson, mère de la future marquise de Pompadour (cf. ma thèse, supra note 1, t. II, pp. 1130-1133). Hénault possédait également un hôtel, place des Victoires, situé à l'emplacement de l'actuel n° 7, qui fut détruit lors du percement de la rue Etienne Marcel au XIXe siècle. Il tenait cet hôtel de ses parents qui lui avaient légué, le 6 septembre 1700, et qu'il revendit au financier Samuel Bernard, ancien allié des Mansart, le 5 novembre 1737, moyennant 60.000 livres. Cf. :

- A de Boislisle, supra note 26, p. 86.

- J. de La Monneraye : Terrier de la censive de l'archevêché dans Paris (1772), t. II, Paris, 1981, p.397 : n° 3 de la place (pl. XXII).

- F. de Saint-Simon : La place des Victoires, Paris, 1984, pp. 210-213.

Il possédait enfin un hôtel magnifique, au n° 219, rue Saint-Honoré, où il vécut de 1741 à sa mort, en 1770 (cf. Fr. Bluche, supra note 11, pp. 136, 255-256) , et un autre, au n° 86 de la rue de Grenelle (cf. Fr. Magny dans Le faubourg Saint-Germain. La rue de Grenelle, cat. expo. de la D.A.V.P., Paris, 1980, pp. 20-21). Ses terres de Saint-Denis-le-Thiboult, Ry, Grainville, Vacreuil, Etalon, Norville, Morville et Géaquesne (Seine-Maritime) étaient estimées à 889.000 livres (cf. Fr. Bluche, supra note 11,, p. 142 et supra note 29).

37. Cf. Fr. Bluche, supra note 11, pp. 252-253.

38. Cf. supra note 29.

39. Ibid.

40. Cf. A. Wattine, ibid, p. 83.

41. Ibid, pp. 81 et 84.

42. Cf. supra note 29. Dufort de Cheverny le cite, avec Moncrif, comme le principal chef de file de la coterie de la reine (cf. A. de Maurepas-Fl. Brayard : Le XVIII e siècle, Paris, 1996, p. 784).

43. A.N., Y 10 900B : Scellés du 24 novembre 1770 et A.N.., M.C., LXXIX, 166 : Inventaire du 29 novembre 1770. Il avait pour exécuteur testamentaire, Jacques Tanneguy Leveneur, comte de Tillières, maréchal des camps et armées du roi (A.N., M.C., LXXIX, 138 : Testament du 19 juin 1766).

44. Cf. infra note 126.

45. Cf. Baron de Vigan, supra note 29, p. 134 et A.N., M.C., CXVII, 362 : Inventaire du 6 juillet 1728. Elle n' avait fait aucun testament.

46. Il avait pour maîtresse, la maréchale d'Estrées (cf. M. Marais : Journal et mémoires sur la Régence et le règne de Louis XV par H. de Lescure, t. II, p. 301 : juin 1722).

47. Démarche consignée dans la renonciation du 10 juillet 1728 et dans la transaction du 12 du même mois, passées devant Me Bapteste, notaire à Paris, et mentionnées à la cote 1 de l'inventaire de ses papiers (supra note 43).

48. Elle le dénomme ainsi dans l’inventaire du comte de Sagonne, son père, en 1762 (cf. infra note 166).

49. Cf. Vigan, supra note 29, p. 131. Cf. également :

- Saint-Simon, supra note 4, t. VI, Paris, 1986, pp. 504-505.

- H. Thirion, supra note 9, p. 57.

- Abbé Meister, supra note 2, pp. 17-18.

- Dictionnaire de biographie française, t. III, Paris, 1939, p. 1061-1062.

- Chr. Favre-Lejeune : Les secrétaires du roi de la Grande Chancellerie de France. Dictionnaire biogra-phique et généalogique (1672-1789), t. I, Paris, 1986, pp. 142-143.

50.Ibid. Elle avait asséné un coup d'éventail au Régent qui s'était montré trop entreprenant (cf. H. Thirion, supra

note 9, pp. 58-59).

51. A.N., M.C., CXIII, (liasse en déficit) et ibid. L'acte de mariage est porté à la cote 2 de l'inventaire des papiers du marquis d'Arpajon et à la cote 1 de celui de son épouse (cf. infra notes 58-59).

52. Cf. supra note 49 et La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. I, Paris, 1863, rééd. 1980 (t. I), pp. 826-827. Cf. également Olivier, (…), supra note 13, t. VIII, pl. 784 et Jougla de Morenas, ibid, t. I, Paris, 1934, p. 241.

53. Cf. supra note 49 et Saint-Simon, supra note 4, t. V, p. 1168, note 9 ; t. IV, Paris, 1985, pp. 339 et 1197, notes 8 et 9 ; t. VIII, Paris, 1988, pp. 206 et 827, note 4.

54. Ibid et Saint-Simon, ibid, t. V, p. 141. Cf. également La Chesnaye-Desbois, supra note 52.

55. Cf. infra note 59.

56. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. V, p. 168 et t. VI, p. 505.

57. Cf. Dictionnaire (…), supra note 49. Il avait ses écuries et ses remises à l'hôtel de Valois, rue de Tournon.

58. Cf. Vigan, supra note 29, pp. 131-132. A.N., Y 13 745 : Scellés du 24 août 1736 (on notera le décalage de trois jours entre le décès et l'apposition des scellés) ; A.N., M.C., LI, 901 : Inventaire du 17 octobre 1736 dressé à la requête de sa veuve, qui renonça à sa succession, le 16 novembre suivant (A.N., M.C., LI, 902). L'actif de leur communauté se montait alors à 21.121 livres 6 sols 2 deniers, et le passif à 35.029 livres 15 sols. On compte 9.990 livres 8 sols de deniers comptants ; A.N., M.C., LI, 900 : Testament du 4 juillet 1736.

59. A.N., M.C., XXIII, 693 : Testament et codicille du 16 décembre 1767 et inventaire du 29 décembre 1767. Elle n'est nullement morte à Paris, comme le prétend le Dictionnaire de biographie française, supra note 69, p. 1062. Sur le logement des comte et comtesse de Noailles au château de Versailles, cf. W.-R. Newton : L'espace du roi, Paris, 2000, pp. 378-381 et 558.

60. Cf. : - Saint-Simon, supra note 4, t. VIII, pp. 445 et 935, note 7. Le marquis, qui était un intime du duc, avait loué son "petit château" à Madame de Saint-Simon (ibid, t. I, pp. 176 et 1251, note 3).

- La Chesnaye-Desbois, supra note 52.

- Dictionnaire (…), supra note 69, pp. 1061-1062.

Sur les origines de la famille D'Arpajon, cf. La Chesnaye-Desbois, ibid, et Saint-Simon, supra note 4, t. VI, p. 1286, note 3.

61. Cf. La Chesnaye-Desbois, ibid ; Dictionnaire (…), supra note 49, p. 1062 et infra.

62. A.N., M.C., XXIII, 517.

63. Sur les Noailles, cf. :

- Saint-Simon, supra note 4, t. VI, pp. 505 et 1286, note 6.

- La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. XIV, Paris, 1869, rééd. 1980 (t. VII), p. 995.

- H. Jougla de Morenas, supra note 13, t. V, Paris, 1948, p. 161.

- M. Antoine : Le gouvernement et l'administration sous Louis XV, Paris, 1978, pp. 191-193.

- A Joly : "Le maréchal de Mouchy, gouverneur de Versailles et ses dernières années", Revue de l'histoire de Versailles et des Yvelines, t. 66, Versailles, 1982, pp. 55-74.

64. Cf. La Chesnaye-Desbois, ibid et Jougla de Morenas, ibid. Hardouin-Mansart avait notamment bâti, de 1679 à 1681, l'hôtel du duc Anne-Jules de Noailles à Saint-Germain-en-Laye (actuels nos 10 et 11, rue d'Alsace ; cf. Gady, supra note 3, pp. 401-404), que Mariette avait reproduits dans son Architecture Française (t. II, Paris, 1727, pl. 326-329). Il avait également travaillé pour les Chaulnes (cf. B. Jestaz, supra note 2, t. I, p. 195 et A. Gady, supra note 2, pp. 307-308, 382-383 et 393-394).

65. Cf. Joly, supra note 63, p. 55.

66. Cf. Joly, ibid, pp. 55-56. Cf. également La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. XIV, pp. 993-994 et Jougla de Morenas, ibid, p. 161.

67. Sur la cathédrale Saint-Louis, cf. mon ouvrage avec X. Salmon : La cathédrale Saint-Louis de Versailles.

Un grand chantier religieux du règne de Louis XV, Paris, 2009.

68. Cf. A. Joly, supra note 63, pp. 56-60 et La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. XIV, pp. 991-992. L'ouverture d'une "rue Arpajon", en hommage à son épouse, en 1758, dans le quartier Saint-Louis (actuelle rue Alexandre Bontemps), et d'une "rue de Mouchy", dans le nouveau quartier des Près, de l'autre côté de la ville, dans les années 1770, attestent, avec la "rue de Noailles" sise au bout de l'avenue de Sceaux, le prestige du comte de Noailles et de son épouse dans la cité royale au XVIIIe (cf. J. Lagny : Versailles, ses rues. Le quartier Saint-Louis, Versailles, 1990, p. 13 et supra note 22, p. 6).

69. Cf. Vicomte de Grouchy – P. Cottin : Journal inédit du duc de Croÿ, t. I, Paris, 1906, pp. 72-73, 154 et suivantes.

70. Cf. P. Chevallier : Histoire de la franc-maçonnerie française, t. I, Paris, 1974, pp. 43 et suivantes.

71. Cf. La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. XIV, p. 994-995 et A. Joly, ibid, p. 56 et 61. Noailles fut très lié avec le Dauphin, son père, fils de Louis XV (A. Joly, ibid, p. 63).

72. Cf. P. Bernardou : Annales politiques, littéraires et statistiques de Bordeaux divisées en cinq parties, Bordeaux, 1803, p. 222 et Joly, supra note 63, pp. 61-63.

73. Cf. A. Joly, ibid, p. 56.

74. Cf. La Chesnaye-Desbois, supra note 14, t. XIV, p. 995. La cérémonie de réception a été décrite par le président Hénault (cf. Vigan, supra note 29, pp. 132-133). Il rappelle qu'il n'y avait alors que quatre femmes à être honorées de cette distinction. La comtesse de Noailles l'avait obtenue en tant qu'héritière directe de la famille D'Arpajon, à laquelle elle avait été accordée, le 27 juillet 1645, "en considération des services importants rendus à la religion par Monsieur le duc d'Arpajon", tandis que Malte était menacée par les Turcs. "Ce fut une chose touchante", dit Hénault, "de voir une jeune personne de seize ans, belle, grande et faite au tour, se mettre aux genoux de l'ambassadeur de Malthe, qui lui fit un discours auquel elle répondit" (ibid). Le comte de Noailles, son époux, avait obtenu la distinction par bulle du grand maître du 28 septembre 1741 et en vertu de la substitution portée au privilège de la maison d'Arpajon (cf. La Chesnaye-Desbois, supra note 29, p. 992 et P. Chevallier, supra note 70, t. I, p. 43).

75. Cf. La Chesnaye-Desbois, ibid, p. 995 et A. Joly, supra note 63, pp. 60-61.

76. Cf. A. Joly, ibid, pp. 58, 60 et 69.

77. Cf. Grouchy – Cottin, supra note 69, t. IV, p. 190.

78. Cf. Madame Campan : Mémoires sur la vie privée de Marie-Antoinette, reine de France et de Navarre, t. I, Paris, 1823, pp. 50-51.

79. Cf. J.-N. Moreau : Mes souvenirs, par C. Hermélin, Paris, 1898, pp. 221-222 et A.-D. van Bever : Mémoires secrets de Bachaumond (1762-1771), t. II, Paris, 1912, p. 175.

80. Cf. B. Pons dans Le faubourg Saint-Germain. La rue de l'Université, cat. expo. de la D.A.V.P., Paris, 1987, pp.123-125 ; A. Joly, supra note 63, p. 60 ; et A.N., Z1 j 644 : Procès-verbal du 5 février 1734.

81. Outre l'hôtel susdit, il existait à Paris un second hôtel de Noailles, situé rue Saint-Honoré, actuel hôtel Saint- James-et-Albany (n° 334 de la rue et n° 202, rue de Rivoli), que Pierre Cailleteau dit Lassurance avait bâti en 1715. A Versailles, il existait aussi deux hôtels de Noailles, rue de la Pompe (n° 1 de l'actuelle rue Carnot), et rue de Satory ( n° 16-18 de l'actuelle rue du Maréchal Joffre), lequel était mitoyen de la maison à loyer que l'entrepreneur Letellier avait bâti sur les plans de Mansart de Sagonne (cf. J. Lagny, supra note 22, p. 26 et Versailles. Le quartier Saint-Louis, Versailles, 1990, p.88 ; cf. ma thèse, supra note 1, t. II, pp. 1328-1332). Cf. aussi supra note 64.

82. Cf. La Chesnaye-Desbois, supra note 63, p. 995 et A. Joly, supra note 63, p. 56 et 61.

83. Cf. A. Joly, ibid, pp. 65-74.

84. A.N., M.C., LII 150 ; B.N.F., Ms., P.O., 1480, n°33 536, fol. 4 et N.A.F. 11 642, fol. 658. Cf. également A. Jal, supra note 2, p.833 ; abbé Meister, ibid, p.17 ; Th. Claeys, supra note 7, p. 372 ; Fr. Bluche, supra note 29, p. 306 ; et M. Antoine, supra note 63, p.181.

85. Cf. A de Maurepas – A. Boulant : Les ministres et les ministères du siècle des Lumières (1715-1789), Paris, 1996, p. 337. Les éléments ici indiqués ont été livrés dans ma thèse soutenue en 2004 (supra note 1) et publiés en partie, avec quelques erreurs (dates erronées), par Th. Claeys en 2009 dans sa notice relative à Vincent Maynon père (supra note 7, pp. 372-374).

86. Cf. Fr. Bluche, supra note 29, pp. 90 et 306. Etienne-Vincent Roujault, conseiller du roi en ses conseils, président de la Quatrième chambre des enquêtes du Parlement, avait épousé Barbe-Madeleine Maynon, sœur de Vincent- Guillaume de Lamoignon de Blancmesnil, chevalier seigneur de Soisy, Lebois, Malesherbes et autres lieux, Premier avocat général du Parlement, lequel avait épousé Anne-Elisabeth Roujault, sœur d'Etienne-Vincent (cf. infra note 105, l'inventaire après décès d'Agnès Bouvard de Fourqueux, cotes 64 et 76 des papiers).

87. Cf. supra note 84 et infra note 105, cote 88 des papiers : Extrait mortuaire du 21 mars 1728, minuté devant Me Billeheu, le 12 juillet 1729 ; cote 89 : Inventaire de Maynon père, passé en brevet devant le même notaire, le 6 février 1730. Il n' y a pas eu d'inventaire de son épouse. Vincent et Barbe-Madeleine étaient leurs seuls héritiers (ibid, cote 88 : Notoriété du 10 avril 1728, passée devant Me Billeheu).

88. Cf. H. Jougla de Morenas, supra note 13, t. V, Paris, 1948, p.27 et A. de Maurepas, supra note 85.

89. Cf. infra note 105, l'inventaire d'Agnès Bouvard de Fourqueux, cote 25 des papiers.

90. Ibid, cote 24.

91. Cf. supra note 84.

92. B.N.F., Ms., P.O. 1480, n° 33 536 et abbé Meister, supra note 2, p. 17.

93. Cf. infra note 106.

94. Cf. infra note 105, l'inventaire d'Agnès Bouvard de Fourqueux, cote 1 des papiers et La Chesnaye-Desbois, supra note 63, t. III, Paris, 1863, rééd. 1980 (t. II), p. 907.

95. Cf. M. Antoine, supra note 63, p. 181 et A. de Maurepas – A. Boulant, supra note 85, pp. 337-339.

96. Cf. Fr. Bluche, supra note 29, p. 306. Sur le château de Farcheville (Essonne), cf. G. Poisson, supra note 25, p. 147.

97.Cf. supra note 84 et Fr. Fossier, supra note 2, p. 341, n° 137. Plusieurs plans de cet hôtel, datés autour de 1698, sont issus de l'agence d’Hardouin-Mansart (ibid).

98. Cf. infra note 105, l'inventaire d'Agnès Bouvard de Fourqueux, cote 22 des papiers et S. Allermoz-Wallez dans La rue de l'Université, supra note 80, pp. 61-63.

99. Ibid et cf. infra note 104, son testament.

100. Ibid, cote 35 des papiers.

101. Ibid, cote 39.

102. Ibid, cote 59.

103. Ibid.

104. A.N., M.C., XVIII, 539 : Testament et codicille du 27 avril 1736 et Arch. de Paris, Dc6 227, fol. 100 v°- 101r°. Les deux actes furent déposés en brevet devant Me Régnault à Paris, le 26 mai 1732 et ne furent minutés à la requête des curateurs, qu’après le décès de Maynon, devant le même notaire par son confrère Jourdain, le 27 avril 1736.

105. A.N., M.C., CXII, 517 : Inventaire d’Agnès Bouvard de Fourqueux du 24 septembre 1732 et CXII, 526 : Notoriété Maynon du 12 février 1737 ; CXII, 534 : Partage du 19 janvier 1741. Inventaire effectué à l'hôtel de la rue de l'Université, au château de Farcheville, et dans les maisons de Châtillon-sous-Bagneux et d'Andilly. Roujault s'était fait représenter par son beau-frère, Lamoignon de Blancmesnil. L’inventaire ne fait quasiment état que de Maynon. Il n'était pas rare en effet que, sous l'Ancien Régime, l'inventaire dressé sous le nom de l'épouse soit en fait celui du mari. C'est le cas notamment pour les inventaires de Robert de Cotte (A.N., M.C., XX, 571 : Inventaire de Catherine Bodin, sa veuve, du 17 juin 1740) et de Mansart de Jouy (cf. infra note 185).

106. A.N., M.C., LXXV, 452 ; B.N.F., Ms, N.A.F. 11 642, fol. 658-659 ; P.O. 1480, n° 33 536, fol. 5 ; Clairambault 869, fol. 111-128 ; 4° Fm 10 570, pp. 2-3 ; 4° Fm 10 573, p. 3. Sur ce mariage, cf. :

- Saint-Simon, supra note 4, t. I, p. 1523, note 4 et p. 1549, note 5 ; t. III, p. 1422, note 11.

- Abbé Cl.-Fr. Lambert : Histoire littéraire du règne de Louis XIV, t. III, Paris, 1751, p. 122.

- Comte de Cosnac – E. Pontal : Mémoires du marquis de Sourches sur le règne de Louis XIV, Paris, 1886, t. VI, pp. 335 et t. VII, p. 3.

- H. Thirion, supra note 9, pp. 38-40.

- Fr. Bayard dans Dictionnaire du Grand Siècle, Paris, 1990, p. 188.

- Vicomte de Bonald : Samuel Bernard, banquier du Trésor royal et sa descendance, Rodez, 1912, p. 1.

- E. de Clermont-Tonnerre : Histoire de Samuel Bernard et de ses enfants, Paris, 1914, pp. 62-63.

- E. Lebrun, supra note 2, p. 146.

- L. Meister , supra note 2, p. 18.

- J. de Saint-Germain : Samuel Bernard. Le banquier des rois, Paris, 1960, pp. 75-76.

- F. de Saint-Simon, supra note 36, p. 216.

- M. de Loën : L'homme qui prêtait aux rois, Paris, 2003.

107. Cité par F. de Saint-Simon, supra note 2, p. 215. Né le 28 novembre 1651 à Paris, Samuel Bernard était le fils du peintre et graveur Samuel Bernard, premier du nom, originaire d'Amsterdam, qui fut l'un des membres fondateurs de l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1648. Il était de confession protestante et non israélite comme l'a prétendu Voltaire. Sur les vives sollicitations du roi, il se convertit finalement au catholicisme, le 17 décembre 1685 (cf. J. de Saint-Germain, ibid, pp. 7, 9 et 17 ; F. de Saint-Simon, ibid, p. 214 ; et Fr. Bayard, ibid, p. 188). Samuel Bernard avait épousé en novembre 1681, Madeleine Clergeau, fille d'un financier protestant et d'une marchande de toilettes, à l'exemple de son frère Gabriel qui avait épousé la sœur de celle-ci, Anne (cf. J. de Saint-Germain, ibid, p. 14 et Fr. de Saint-Simon, ibid, p. 216). De cette union, naquirent cinq enfants : Samuel, mort en 1684 ; Gabriel, né en 1683 et mort la même année que son aîné ; Madeleine, sur laquelle nous reviendrons ; Samuel-Jacques, né en mai 1686, futur comte de Coubert, qui fut maître des requêtes, surintendant des Finances de la reine, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, et qui épousa, le 22 août 1715, Mademoiselle Frotier de La Coste de Messelière ; enfin Gabriel, né le 8 octobre 1689, plus connu sous le nom de "président de Rieux", conseiller puis président du Parlement, qui épousa en 1717, Bonne de Saint-Chamans et en 1719, en secondes noces, Suzanne Marie-Henriette de Boulainvilliers (Saint-Germain, ibid, pp. 75, 232, 278-279 et vicomte de Bonald, ibid, p. 1). Après la mort de son épouse en 1716, Samuel Bernard épousa en 1720, en secondes noces, Pauline-Félicité de Saint-Chamans, sœur de la précédente, âgée de 22 ans, dont il eut une fille unique, Bonne-Félicité. Née en 1721, celle-ci épousa en 1733, le fameux président Molé, François-Mathieu, comte de Champlâtreux. Lors de son premier mariage, Samuel Bernard avait entretenu une liaison avec Marie-Anne-Armande Carton dont il eut, en 1706, une fille, Louise-Marie-Madeleine, qui fut reconnue par l'époux de celle-ci, Jean-Louis de Guillaume de Fontaine (ibid). Elle épousera le financier Claude Dupin et aura pour arrière-petite-fille, Lucille-Aurore Dupin, baronne Dudevant, plus connue sous le nom de George Sand (cf. Saint-Simon, ibid, p. 216 et Fr. Bluche, ibid, p. 261). De cette liaison, Samuel Bernard avait eu deux autres filles : Mmes de La Touche et d'Arty (ibid). Samuel Bernard laissa à sa mort, survenue le 18 janvier 1739 à son hôtel de la place des Victoires, un bien foncier considérable qui se montait à plus d'un million 649 mille livres (cf. Fr. Bayard, ibid). Outre cet hôtel, qu'il avait acquis en 1737 du président Hénault, et dont il fit l'une des plus belles de la capitale, il possédait le château de Passy, le comté de Coubert-en-Brie, la baronnie de demeures Rieux près de Toulouse (Haute-Garonne), le marquisat de Méry-sur-Oise (Val-d'Oise), et une vingtaine d'autres propriétés qui relevaient de ces domaines (cf. Saint-Germain, ibid, pp. 223-234 et A. de Champeaux : L'art décoratif dans le vieux Paris, Paris, 1898, p. 103). Il fut inhumé à Saint- Eustache, dans la chapelle de la Vierge (cf. Saint-Simon, ibid, p. 216). 108.Cf. J. de Saint-Germain, supra note 106, pp. 40-41, 92-93 et suivantes et Fr. Bayard, supra note 106, p. 188.

109. Cf. supra note 106.

110. Comme Samuel Bernard, Jules Hardouin était le fils d'un peintre, ce qui n'avait pas peu contribué à leur rapprochement. Né à Paris, le 16 avril 1646, il était en effet le fils de Raphaël Hardouin, l'un des peintres ordinaires du roi, et de Marie Gaultier, nièce de François Mansart (cf. pièce annexe n° 2) dont il allait relever le nom en l'accolant au sien. Sur les origines et la fortune d’Hardouin-Mansart, cf. B. Jestaz, supra note 2, t. I, pp. 47-49, 321-327 et A. Gady, supra note 2, pp. 11-20 et 32-43.

111. Cf. mon article, supra note 27, pp. 25-27.

112. Cf. L. Meister, supra note 2, p. 9, note 27. Cf. également E. Soulié – L.-E. Dussieux – A. de Montaiglon : Journal du marquis de Dangeau, t. VII, Paris, 1856, p. 325 : mardi 15 juin 1700 ; et Saint-Simon, supra note 2, t. I, p. 729. A.N., O1 1099, fol. 133 et B.N.F., 4° Fm 10 570, p. 2. La somme, dit Dangeau, fut versée en deux fois, en juin et en octobre 1700 (ibid).

113. Cf. infra Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne.

114. Cf. Comte de Cosnac – E. Pontal, supra note 106, t. VI, p. 335 et t. VII, p. 3.

115. Cf. infra.

116. A savoir : Marie Linart, veuve de Michel Hardouin, architecte du roi et conseiller général des Bâtiments, tante paternelle de Jacques ; François Bodin, abbé de Loulay, chanoine de Notre-Dame de Paris, son oncle maternel ; Robert de Cotte, architecte du roi, intendant de ses Bâtiments, son oncle maternel - il avait épousé en 1681, Catherine Bodin, sœur de la mère de Jacques ; Marie Hardouin, sa cousine germaine, et son époux, le sieur Martin, conseiller du roi et de ses Bâtiments ; Jules-Robert de Cotte, son cousin germain ; Pierre Delisle-Mansart, architecte du roi et conseiller général de ses Bâtiments, son cousin paternel ; Marie Delisle, sa cousine paternelle, veuve de Jacques IV Gabriel, et son second époux, Gilles de Juigné ; François Gabriel, architecte du roi, trésorier général de ses Bâtiments, Jardins, Arts et Manufactures, son cousin paternel et Marie de Palme, son épouse ; enfin Jacques V Gabriel, architecte du roi, conseiller général de ses Bâtiments, son cousin paternel, et Elisabeth Besnier, son épouse. Parmi les témoins de Madeleine, outre ses frères Jacques et Gabriel, figuraient François Blondel, architecte du roi, intendant de ses Bâtiments et Jeanne-Marie Morin, son épouse (…) (supra note 106).

117. Cf. infra note 147.

118. Sur cet hôtel, situé au n° 28 de la rue des Tournelles, cf. ma thèse, supra note 1, t. I, pp. 28-30, note 22 ; B. Jestaz, supra note 2, t. I, pp. 55-62 et 321-325 ; A. Gady, supra note 2, pp. 406 - 411.

119. B.N.F., 4° Fm 10 573, p. 3 et Ms., Clairambault 869, fol. 111-128. La cote 15 des papiers de l'inventaire de Hardouin-Mansart (cf. supra note 2) fait état de plusieurs quittances du comte de Sagonne à son père, pour paiement de la somme de 10.000 livres de principal, passées devant Me De Beauvais et Me Savalette, notaires à Paris, ainsi que sous seing privé, les 30 janvier et 27 décembre 1702, 3 janvier 1704, 7 janvier et 14 décembre 1706, et 5 janvier 1708. On trouve également à la cote précédente, une quittance du même au même de la somme de 24.000 livres pour paiement d'une partie de la dot, passée devant Me De Beauvais, le 19 septembre 1701.

120. B.N.F., 4° Fm 10 570, p. 3 et Ms., Joly de Fleury 308, fol. 5.

121. Cf. A.-M. de Boislisle : Mémoire du duc de Saint-Simon, t. XVIII, Paris, 1905, p. 502 ; vicomte de Bonald, supra note 106, p. 1 ; et E. de Clermont-Tonnerre, ibid, pp. 62-63. Il conserva cet hôtel jusqu'en 1715, date à laquelle il acquit celui de la rue Notre-Dame-des-Victoires. Situé à l'emplacement du n° 22, ce dernier fut détruit en 1809, lors du percement de la rue Réaumur (cf. J. de Saint-Germain, supra note 106, p. 280 et Fr. Fossier : Les dessins du fonds Robert de Cotte de la Bibliothèque nationale de France, Paris et Rome, 1997, p. 282).

122. Cf. infra.

123. Ce carton figurait dans les collections du comte de Sagonne (B.N.F., 4° Fm 28 770, p. 14).

124. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. III, p. 572.

125. Cf. infra.

126. Cf. Baron de Vigan, supra note 29, p. 133.

127. A.N., MM 826, fol. 11-13 et cf. B. Jestaz, supra note 2, t. II, pp. 9-10.

128. Cf. J.-A. Le Roi : Journal des règnes de Louis XIV et de Louis XV de l'année 1701 à l'année 1744 par Pierre Narbonne, premier commissaire de police de la ville de Versailles, Paris, 1866, p. 603.

129.Contrairement à ce que prétend Bruno Pons, qui compare les Mansart aux Gabriel, aux Boullogne et aux Audran, le métier du père ne fut pas continué par le fils mais par ses petits-fils (supra note 4, p. 23).

130. Cf. Fr. Bluche, supra note 11, p. 165. A.N., M.C., CV, 964 : Traité d'office du 5 mai 1699 et cf. Meister, supra notes 2, p. 9 ; Vigan, supra note 29, p. 133. Cf. également B.N.F., Ms. 1480, n° 33 536, fol. 3 et abbé Cl-Fr. Lambert : Histoire littéraire du règne de Louis XIV, t. III, Paris, 1751, p. 122.

131. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. XVIII, p. 160 et supra note 127.

132. Cf. Cosnac – Pontal, supra note 106,.t. VI, p. 161.

133. Cf. supra note 127.

134. A.N., M.C., CV, 1005 : Traité d'office du 26 décembre 1705 ; B.N.F., Ms., P.O. 1480, n° 33 536, fol. 3 ; N.A.F. 11 642, fol. 658-659 ; 4° Fm 10 570, pp. 5-6 ; A.N., M.C., XXIII, 647 : Inventaire du comte de Sagonne du 25 novembre 1762, cote 6 des papiers ; Chantilly, A.M.C., H 10 : Requête d'homologation de la vente de ladite charge de juin 1711. Lambert d'Herbigny avait été pourvu à cet office par lettres de provisions du 1er janvier 1686. Le comte de Sagonne avait réglé la moitié du prix de l'office en lui vendant sa charge de conseiller au Parlement. Il devait remettre le reste en plusieurs versements de 20.000 livres, prévus en octobre 1706, 1707 et 1708. Il avait également versé 3.852 livres pour le droit de résignation de l'office (cf. supra la traite d'office de décembre 1705).

135. A.N., M.C., CV, 1149 : Comparution du 23 mai 1711 et vente d'office du 1er juin 1711 (même acte). Parmi les créanciers figuraient sa mère, Anne Bodin, sa femme, Madeleine Bernard, et son beau-père, Samuel Bernard. Cf également B.N.F., Ms., 4° Fm 10 570, p. 6 et Chantilly, A.M.C., ibid. Anne Bodin toucha de Doubler de Crouy, pour paiement d'une partie des créances de son fils, la somme de 30.532 livres 6 sols 2 derniers, et lui en délivra quittance par-devant Me Le Chanteur et Me De Laleu, notaires à Paris, le 20 novembre 1711 (A.N., M.C., XXVIII, 255 : Inventaire d'Anne Bodin du 9 septembre 1738, cote 137 des papiers et LXXXIX, 230).

136. B.N.F., Ms., P.O. 1480, n° 33 536, fol. 5, N.A.F. 11 642, fol. 657 et Dossiers bleus 348, n° 8 952. Cf. également E. Lebrun, supra note 2, p. 144 et R. Delvaux : "Le Bourbonnais à la Cour de Louis XIV", Curiosités Bourbonnaises, t. XIV, Moulins, 1901, p. 23.

137. Cf. Cosnac – Pontal, supra note 106, t. XI, p. 8.

138. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. XVIII, p. 114, note 1 et Meister, supra note 2, p. 22.

139. Cf. Cosnac – Pontal., supra note 106, t. XII, p. 31 et cf. R. Delvaux, supra note 136, p. 24.

140. L’hiver de début d’année causa des famines dans tout le pays, qui se soldèrent par des centaines de milliers de morts et des pillages que le comte de Sagonne dût réprimer sévèrement dans sa généralité de Moulins. Il relate, dans trois lettres adressées au contrôleur général des Finances, Nicolas Desmarets, datées des 3 mai, 2 et 16 juin 1709, la traque que ses dragons effectuèrent envers les pilleurs de blé de la généralité, lesquels furent pendus pour l'exemple (A.N., G7 1646). Le marquis de Sourches rapporte que la famine avait causé en Bourbonnais, "un attroupement de plus de 800 hommes qui avaient tiré sur l'intendant - le comte de Sagonne - lequel", précise-t-il, "s'en était tiré avec fermeté par un officier des troupes qui s'était trouvé auprès de lui et avait dissipé ces mutins, dont il y en avait eu quelques-uns de tués" (cf. Cosnac – Pontal, supra note 106,t. XI, p. 325 : le 28 avril 1709 et A.-M. de Boislisle – P. de Brotonne : Correspondance des contrôleurs généraux des Finances avec les intendants des Provinces (1683-1715), t. III, Paris, 1897).

141. Cf. infra.

142. B.N.F., 4° Fm 10 570, p. 5.

143. Cf. Saint-Simon, supra note 4, t. XVIII, p. 114, note 3. et R. Delvaux, supra note 136, p. 24.

144. Cité par Boislisle, ibid, p. 504 et B.N.F., Ms., P.O. 1480, n° 33 536, fol. 5.

145. Cf. supra note 2, p. 23 et B.N.F., ibid.

146. Cf. mon article, supra note 27.

147. B.N.F., Ms., Clairambault 869, fol. 112 et 4° Fm 10 573, p. 8.

148. B.N.F., 4° Fm 20 483, p. 4 et cf. infra note 166, scellés du comte de Sagonne du 27 octobre 1762.

149. B.N.F., 4° Fm 10 571, p. 10.

150. Arch. mun. Toulouse, GG 251, fol. 303 v° :Registre des baptêmes de la paroisse Saint-Etienne (1676-1680) ; B.N.F., 4° Fm 10 574, p. 12 et 4° Fm 28 768, p. 21 ; B.N.F., Ms., N.A.F. 11 642, fol. 659. Le véritable nom de la famille est Huguény (cf. infra). La mode des noms à particules aux XVIIe-XVIIIe siècles entraina l’apparition d’un "d' " qui finit accolé au nom, lequel connut plusieurs orthographes : Duguény, Dhuguény ou Duguesny. Celle retenue ici est celle des signatures de Madeleine. Quoiqu’installée à Toulouse, cette branche de la famille était en fait originaire de Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne).

151. Cf. infra. Arch. mun. Beaumont-de-Lomagne, R.P. 5 : Registre de la paroisse Notre-Dame (1661-1667) : Acte de baptême de Madeleine Huguény du 24 juillet 1664, née le 22 du mois. Elle avait pour parrain, Jean Huguény, consul de la ville, et pour marraine, Madeleine de Philippes, son épouse.

152. L'ampleur des querelles est attestée par les 302 pièces inventoriées à la cote 76 de l'inventaire d'Anne Bodin, veuve d’Hardouin-Mansart, en 1738 (A.N., M.C., XXVIII, 255 : Inventaire du 9 septembre 1738).

153. Contrairement à ce que prétendent Jal et Boislisle, il n'était pas capitoul de Toulouse. Son nom ne figure pas dans le recensement effectué par J. et P. Salies (cf. infra). Cf. :

- A. Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, 1867, p. 833.

- A.-M. de Boislisle : Mémoires du duc de Saint-Simon (…), t. XVIII, Paris, 1905, p. 503.

- J. et P. Salies : Les capitouls de Toulouse, Toulouse, 1990.

154. Arch. mun. Toulouse, GG 248, fol. 162 : Registre des mariages de la paroisse Saint-Etienne (janvier-août 1673) ; B.N.F., 4° Fm 10 571, p. 5 ; 4° Fm 10 572, p. 1 ; et supra note 150. Jean-Phoébus était alors âgé de 33 ans, et son épouse, de 25 ans.

155. Jean-Phoébus Huguény avait eut plusieurs enfants de ses précédents mariages, dont Antoine, ici nommé, et Pierre.

156. Arch. mun. Toulouse, 3 E 206, fol. 65 v° - 66 v° : Signèrent au bas du contrat, Jean-Bernard Lassin et Hugues-Bonaventure Lagasse, procureurs au palais. Au-dessous de ces signatures, figure la mention suivante : "Paraphé suivant nostre procez-verbal d'interrogatoire du vingt six juin mil sept cent trente trois ./." Mention suivie des signatures de "Delpech" et de "Duguesny de sagonne". Elle entrait dans le cadre de l'enquête réclamée par la famille Mansart sur la vraie identité de Madeleine Duguesny (cf. infra). Sur ce mariage, cf. également A.N., M.C., CV, 1166 : Transaction du 19 avril 1727 entre Anne Bodin et Madeleine Duguesny ; B.N.F., Ms., N.A.F. 11 642, fol. 660 ; 4° Fm 10 572, p. 2 ; Chantilly, Arch. musée Condé, H 10 : "Reflexions importantes sur les faussetez de la Dhugueny", mémoire anonyme du 29 juin 1732.

157. B.N.F., 4° Fm 10 572, p. 3 et Chantilly, A.M.C., op. cit., supra note 156.

158. B.N.F., 4° Fm 10 571, p. 5 ; B.N.F., Ms., Joly de Fleury 308, fol. 5.

159. Ibid.

160. B.N.F., 4° Fm 28 769, p. 8.

161. B.N.F., 4° Fm 28 768, pp. 1-2. Ces arrêts ont pris dans la liasse, la place de la minute au lieu de lui être annexés.

162. A.N., M.C., XXXIV, 439 et B.N.F., 4° Fm 10 572, p. 13 ; 4° Fm 28 768, p. 12 ; 4° Fm 28 770, p. 3.

163. B.N.F., 4° Fm 10 571, p. 2 ; 4° Fm 10 572, p. 13 et 4° Fm 28 770, p. 3.

164. B.N.F., 4° Fm 10 571, p. 2 ; 4° Fm 10574, p. 19 ; 4° Fm 28 768, p. 6.

165. Renseignements délivrés par Me Gillard, procureur de la marquise d'Arpajon, lors de la levée des scellés du comte de Sagonne, le 27 octobre 1762 (cf. infra ).

166. A.N., Y 15 063B : Scellés du 27 octobre 1762 ; A.N., M.C., XXIII, 647 : Inventaire du 25 novembre 1762. Décès consigné dans la Gazette de France du 1er novembre 1762 (n° 88, p. 802). Le comte de Sagonne était dit le "dernier mâle de cette famille (sic)".

167. Cf. infra.


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